Annabel Ross dévoile un article sur la toxicité régnant chez Beatport

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S’il devait être démontré une fois de plus que le milieu de la musique électronique, de son versant industriel en tous cas, pouvait être un enfer pour certains, on ne s’y prendrait pas autrement. Après avoir révélé les différentes affaires concernant Erick Morillo et Derrick May, avoir relayé le viol présumé de Guy Gerber et son cancel par le festival Movement Detroit sous la pression de Carl Craig, la journaliste d’investigation Annabel Ross sort avec le site VICE un maxi pavé ayant réclamé plus d’un an et demi de travail. Aujourd’hui, c’est Beatport la cible !

On découvre au travers d’une petite dizaine de témoignages de femmes et quelques hommes, de l’environnement toxique qui y règne dont l’ambiance est maintenue par le CEO de la boîte, Robb McDaniels. ainsi que le manager Terry Weerasinghe responsable de Beatport à Berlin. L’article relate essentiellement l’ambiance dans la boîte post-BLM et le meurtre de Georges Floyd, et la façon dont l’entreprise a tenté de se positionner politiquement face au triste événement tout en « n’effrayant pas les consommateurs » en mettant en place des opérations engagées en façade mais aseptisées en interne.

Remarques sexistes, hiérarchie non-respectée quand le poste d’autorité était occupé par une femme, éléments de langages pour faire face aux polémiques internes, … l’article regorge de faisceaux concordants d’indices quant à l’existence d’une culture d’entreprise masculine toxique qui est désormais mis au grand jour par Annabel Ross.

MAJ 1 : suite à cet article tonitruant, le site Black Artists Database, vrai annuaire des artistes noirs et blog d’information, suspend son partenariat commercial avec Beatport en attente d’une véritable enquête interne. Vous pouvez retrouver ici leur communiqué de presse.

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